Un joint de carrelage de 1 mm est techniquement réalisable puisque des croisillons de cette largeur existent. Mais cela ne signifie pas qu’un joint de 1 mm est adapté à votre carrelage. Pour une pose intérieure courante avec des carreaux rectifiés, 2 mm constitue généralement un meilleur repère. Voici pourquoi 1 mm reste délicat et quand il vaut mieux prévoir davantage.
Résumé de l’article :
- Les croisillons de 1 mm existent, mais ils ne définissent pas la largeur adaptée au chantier.
- Avec un carrelage rectifié intérieur, 2 mm constitue généralement le premier repère.
- Un carreau non rectifié demande habituellement des joints plus larges.
- Plus le joint est fin, plus les petits défauts de pose deviennent visibles.
- Un joint de 2 mm bien assorti peut déjà être très discret.
Sommaire de l'article
TogglePeut-on réellement poser du carrelage avec un joint de 1 mm ?
Il faut distinguer trois choses souvent confondues : le croisillon de 1 mm, le mortier capable de remplir un joint très fin et la largeur réellement adaptée au carreau. La largeur du croisillon est un outil de pose, pas une règle technique.
Pour une pose courante en intérieur, je retiens généralement 2 mm comme premier repère pour un carrelage rectifié. Avec un modèle non rectifié, une pose extérieure ou une configuration particulière, la largeur peut être supérieure.
| Situation | Largeur à envisager comme repère | Joint 1 mm |
| Carrelage rectifié intérieur | À partir de 2 mm selon la pose | Généralement à éviter |
| Carrelage non rectifié intérieur | Généralement plus large | À éviter |
| Pose extérieure | Prescriptions plus importantes | À éviter |
| Configuration particulière | Selon fabricant et procédé | À vérifier |
Ces valeurs restent des repères. La fiche technique du carrelage et les prescriptions de pose restent prioritaires.
Il faut aussi distinguer un joint réduit d’une pose sans joint. Un carreau rectifié possède des chants plus réguliers, ce qui permet de réduire l’écartement. Cela ne signifie pas qu’il peut être posé bord contre bord.
Pourquoi un joint de 1 mm est-il beaucoup plus exigeant ?
L’espace entre les carreaux permet notamment de composer avec leurs petites variations dimensionnelles et de conserver des lignes régulières. Même un carreau rectifié peut présenter de légers écarts de dimensions ou d’équerrage.
Avec seulement 1 mm d’espace, ces différences deviennent rapidement visibles. Plus le joint est étroit, moins la pose pardonne les petites variations entre les carreaux.
La planéité du support compte aussi beaucoup. Un sol ou un mur irrégulier peut créer de petits décalages entre deux carreaux. Les systèmes autonivelants peuvent aider à limiter ce désaffleurement pendant la pose, mais ils ne corrigent pas un support réellement irrégulier.
Je déconseille particulièrement de viser 1 mm lorsque :
- les carreaux ne sont pas rectifiés ;
- leurs dimensions varient sensiblement ;
- le support manque de planéité ;
- le fabricant demande une largeur supérieure ;
- la configuration impose davantage d’espace.
Ce n’est pas la taille du carreau seule qui permet de choisir la largeur du joint. Le niveau de rectification, la régularité du support et les prescriptions du fabricant restent déterminants.
Comment réussir des joints très fins lorsque le carrelage le permet ?
Pour obtenir des joints fins et réguliers, je commence toujours par vérifier que la largeur envisagée est compatible avec le carrelage et la pose. On choisit d’abord la largeur adaptée au carrelage, puis les croisillons, jamais l’inverse.
La méthode reste assez simple :
- contrôler la planéité et la stabilité du support ;
- mesurer plusieurs carreaux issus de différents cartons ;
- vérifier la largeur minimale indiquée par le fabricant ;
- réaliser un calepinage à sec avant de commencer ;
- choisir des croisillons et un mortier de jointoiement adaptés.
Avec un carrelage mural, la préparation du support reste tout aussi importante. Sur une cloison, je détaille notamment ce point dans Peindre le placo avant de carreler : bonne idée ou erreur à éviter ?.
Les croisillons classiques permettent surtout de conserver un écartement régulier entre les carreaux. Les systèmes autonivelants ajoutent un dispositif qui aide à limiter les différences de niveau pendant la prise de la colle. Ils sont pratiques avec certains grands formats, mais ils ne remplacent pas un support correctement préparé et suffisamment plan.
Il faut également regarder la plage d’utilisation du mortier de jointoiement. Certains produits sont par exemple conçus pour remplir des joints de 2 à 20 mm. Cela indique ce que le mortier est capable de remplir, mais pas la largeur minimale autorisée pour tous les carrelages.
Voir comment réaliser les joints de carrelage
Pour visualiser la méthode une fois les carreaux posés, je vous conseille cette vidéo de Leroy Merlin qui montre les principales étapes pour remplir et nettoyer correctement les joints : Comment faire les joints de carrelage ?.

Joint de 2 mm : la meilleure alternative pour un rendu presque invisible ?
Lorsqu’on cherche un joint de 1 mm, l’objectif est souvent surtout esthétique : rendre les lignes entre les carreaux les plus discrètes possible. Avec un carrelage rectifié compatible, un joint de 2 mm peut déjà donner un résultat très fin.
La couleur joue d’ailleurs presque autant que la largeur. Sur un carrelage imitation béton gris clair, un joint gris proche de la teinte du carreau se fera peu remarquer. À l’inverse, un joint anthracite restera très visible, même s’il ne mesure que 2 mm.
Pour rendre un joint discret, passer de 2 à 1 mm est souvent moins efficace que choisir une couleur proche du carreau.
Un joint de 1 mm laisse très peu de marge et rend la pose nettement plus exigeante. Un joint de 2 mm reste visuellement fin tout en correspondant davantage aux repères rencontrés pour certains carreaux rectifiés en intérieur. Selon le modèle et la configuration, une largeur supérieure peut toutefois être nécessaire.
💡 Conseil de pro : posez quatre carreaux à blanc avec des croisillons de 2 mm et testez un joint proche de leur couleur. À deux mètres de distance, les lignes deviennent souvent beaucoup plus discrètes qu’on ne l’imagine.
Si la fiche technique ou les règles de pose conduisent à 2 mm ou davantage, je ne réduirais jamais cette largeur uniquement pour gagner 1 mm visuellement. Un joint légèrement plus large mais parfaitement régulier sera toujours plus réussi qu’un joint de 1 mm mal maîtrisé.

Fred, passionné de rénovation et de bricolage durable 🛠️, je partage sur ce site mes conseils pratiques et astuces pour rénover, isoler et entretenir sa maison de façon écoresponsable. Curieux et pragmatique, je met un point d’honneur à allier efficacité, économie et respect de l’environnement dans chacun de mes projets.















